viernes, 21 de enero de 2011

NEGRO DE MIERDA. EL RACISMO EXPLICADO A LOS BLANCOS.

Este es el título del maravilloso libro que me estoy leyendo. Un libro de Matthew Tree intitulado “Negre de merda. El racisme explicat als blancs”. Un libro fantástico aunque no sé si seguir porque me está entrando una rabia y un poco de fobia por todas las historias que explica Matthew. ¿Qué es el racismo en realidad? ¿Quién es realmente racista? ¿Se es racista por ignorancia? ¿La gente es racista por todas las teorías que erróneamente se han ido inculcando en la cultura general?

El color de la piel puede ser un indicador general en cualquier aspecto. Igual que lo podría ser la nacionalidad, el tipo de pelo… Después de todo, no se usa el mismo champú, para un pelo que para otro.  Lo execrable es cuando este factor, ya sea el tipo de pelo o el color de la piel, se usa de manera peyorativa.
Yo paso del racismo. Paso del racismo absoluto que es aquello que empuja a algunos infelices ignorantes a sacar una rabia contra alguien frente a la que se sienten superiores. Hay muchos tipos de racismo.

El racismo...
( ...Continuará )

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jueves, 20 de enero de 2011

EL EQUIPO GANADOR.


Siempre me he quedado “sidérée” por la fiebre del fútbol en este país.
Un fervor y una devoción inalterables en los que los simpatizantes de cada equipo notan las derrotas y las victorias hasta en la medula. Puños mordidos y corazones desbocados, lágrimas amargas, nervios a flor de piel y emoción a tope.
Las victorias son celebradas y aplaudidas hasta el agotamiento. Un fárrago de gente poseída por la alegría contagiosa de las hordas, un maremágnum que llega a niveles tan altos que dan vida al proverbio que dice que “la locura empieza por la alegría”. Gritos a prueba de gargantas, euforia colectiva, gozoso abrumador.
Y la derrota, la derrota tocando el otro extremo, les lleva a la ira, una ira exabrupta y a una tristeza profunda pasando por una impotente desesperación, un desconsuelo y una aflicción amarga.

No he visto muchos partidos, aunque contagiada por el optimismo general, alguna vez he asistido a partidos de equipos líderes. Me sorprende ver la vehemencia con la que la gente aplaude los goles. Árbitros amateurs, que pitan antes las faltas, denuncian los penaltis y los “hors-jeu” acribillando las pantallas de gritos y de invectivas groseras al incompetente y vendido árbitro profesional y a los malditos jugadores que “con lo que ganan, podrían correr un poco más”. Hombres incapaces de subir ocho escalones seguidos, se inflaman con una santa cólera blandiendo un puño dando a entender que ellos con esta pelota, harían barbaridades, milagros e incluso maravillas.
He oído de gente que dejo de comer porque su equipo había perdido. He oído de gente que puso una pantalla para ver el fútbol el día de su boda. He oído de gente que ha quemado infraestructuras de su barrio por el fútbol. He oído de baby’s boom por una victoria de un equipo… He oído mil locuras sólo por el fútbol.

En el Dahomey, la cosa es un poco de chiste, como siempre. En mi pueblo, situado en el centro del país, los partidos importantes también son motivo de expectación. Todo el mundo se mueve hacia el campo cantando lemas de cada equipo. Coches pitando, gente gritando y cantando, zumbido ensordecedor… Pero a la pregunta “¿Cuál es tu equipo?” todo el mundo contesta lo mismo. “Soy del equipo ganador”.

Todo esto viene del hecho de que al final del partido, el equipo ganador ofrece un banquete con bebidas de todo tipo, y comida "barra libre"… una fiesta a la que sólo acceden los que son del equipo o tienen la camiseta con el logo del equipo. Y, a problemas de ricos, soluciones de pobres. Todo el mundo tiene camisetas de los dos equipos. Y en las entrevistas locales de antes del partido, los forofos, fans, fanáticos e aficionados contestan siempre con una enorme sonrisa: “Yo soy del equipo ganador”. Porque nadie quiere dejar claro su inclinación para que después no le nieguen la entrada al banquete.

Cada uno anima su equipo antes y durante el partido. Y después se ponen la camiseta del equipo ganador y acaban todos en el banquete, celebrando la victoria del “equipo ganador”.

Mi tío, gran filósofo diletante, siempre decía que esto era el secreto de la felicidad; "Poder disfrutar de todo y que una derrota no te impida participar en un festín."
Y no os penséis que no sabemos vivir la pasión del fútbol. Lo vivimos igual que aquí, con gritos y alboroto. Solamente que la manera de vivir el final es diferente. Todo el mundo es del equipo ganador. Y todo el mundo siempre se divierte porque en el fútbol, siempre hay un ganador.

Y se preguntarán de qué equipo soy.

Pues, del equipo ganador. No sé ser de otro equipo.

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THIS TIME FOR AFRICA.

Nous avons passé toute notre vie, avec des informations de diverses sortes et de divers pays. Et ces informations font que chacun de nous se fait une idée par rapport aux réalités des autres pays.

En Afrique, la vision que nous avons de l’Europe est celle qu’on nous laisse entrevoir et entrapercevoir dans les séries importées, les films; Ce que nous lisons dans les livres, et ce que nous expliquent ceux qui ont émigré... L'image qui nous arrive est celle d’une Europe riche et attrayante.Et c’est pour cela que plusieurs africains voient l’Europe comme une ville de lumière, un panorama de montagnes vertes qui se profilent à l’horizon, une Europe de gens bien vêtus, qui distillent du bien-être.
Moi j’ai toujours pensé qu’ici en Europe, l’idée que les gens ont de l’Afrique, est celle de nos réalités de chaque jour, une Afrique étouffante, avec ses motos, son aire pollué, ses marchés bouillants, ses sourires, sus tissus multicolores, ses vastes savanes, sa vigoureuse et hospitalière population…

Mais je me trompais.

Un jour, mi-couchée dans mon fauteuil européen, zappant chaîne après chaîne, je suis tombée sur un documentaire sur l’Afrique. Je suis restée hébétée devant les images des enfants morts de faim avec des mouches tout autour, le ventre ballonné, malades certains de Kwashiorkor, et d’autres rachitiques, tous pleurant avec un filet de voix aigüe et bizarre. Je suis restée abasourdie, avec le front plissé, devant la quantité impressionnante de déchets, des montagnes et des montagnes de poubelle, avec des gens tout autour, dans la plus normale des routines. Des petites filles accroupies, main au menton, perdues dans leurs pensées, sans innocence. Je suis restée pétrifiée devant les marchés de terre battue, avec des femmes tristes et des hommes surchargés de colis, tous vêtus en haillons. Des villages entiers de terre, des chemins "seize" et des enfants avec des cache-sexes comme seule tenue. Toute émue, j’ai vu des hommes, vieux, chargés comme des mules et tirant des vaches maigres et des ânes faméliques. Je n’ai vu aucune structure, aucune maison en ciment, rien. J’ai eu mal au cœur en pensant qu’il y avait encore en Afrique, des gens qui vivent dans de telles conditions. Tout un pays dans une pauvreté infinie et horrifiante.

J’ai désiré qu’il y ait une aide humanitaire pour tout ce monde et songeuse, je me suis déconnectée des images en pensant si un jour, tous ceux-là sortiront de cette pauvreté maladive, si un jour l’Afrique finirait avec tous ses problèmes. Et soudain, je suis revenue à la réalité. La voix Off, avec un léger accent transformé par la peine et la désolation, avec un ton larmoyant et lavé par le chagrin et le dépit, disait le nom de mon pays. Mon pays ? Mon pays ? Ça ce n’était pas chez moi.

Où sont les images de ma ville? Et celles de mon village ? Où sont les rues pavées et les chemins goudronnés que je parcourais chaque jour pour aller à l’école ? Où ? Où sont les hommes pressés, sur leur moto ; les femmes dans leur voiture et leurs habits de mille couleurs et dessins extravagants ? Où est notre dignité ? Ça ce n’est pas mon pays.
Où sont nos marchés en ébullition ? Et les enfants vêtus à la dernière mode, comme les noirs-américains du début du siècle passé ? Ce style qui pour nous est toute une explosion de glamour et de finesse. Où sont les enfants joufflus, avec leur gazouille qui déjà prédit un flot de voix lié à la bonne alimentation à base de maïs, de voandzou, de riz, de soja, de lait en poudre, de poissons fumés et de coquilles d’œufs ? Où sont nos immeubles lumineux ? Et les rues ambiancées qui chaque nuit bourdonnent à cause de la foule. Je suis d’accord que nos villages ne sont pas comme nos villes, mais ce pays que je voyais à l’écran n’était pas le mien.

Au Dahomey, dans les villages, au moins les gens sourient. D’où ont-ils sorti toutes ces poubelles qui étaient des hectares et des hectares de déchets ? Ça ce n’est pas mon pays.
Je suis restée bouche bée, me demandant pourquoi ils passaient ces images à la télé et non pas les autres, les vrais images de chez nous. Les images des gens dans leur routine de chaque jour, allant au travail, ou en sortant la nuit à Cotonou, a Yaoundé ou à Abidjan ; Les images des boîtes et des bars pleins à craquer comme dans les bars de n’importe quel pays européen. Pourquoi mettaient-ils ces images qui ne laissent entrevoir ni un brin de modernisme social, sinon seulement une pauvreté infinie?
Moi je n’avais jamais vu ces lieux qu’ils montraient dans le documentaire. Jamais, après quasi deux dizaines d'années dans mon pays natal.

Mon pays, n’est pas le pays des enfants rachitiques et le Kwashiorkor n’entre même plus dans notre vocabulaire quotidien. Nous avons des supermarchés. Nous avons des écoles. Chez nous, il y a des gens qui s’habillent avec des pantalons et des chemises, des filles avec des minis jupes et leurs ceintures enco, des salons de coiffure. Nous avons des bus, nous avons des taxis, des taxi-motos, Nous avons un service public d’électricité et d’eau. Nous avons des sièges gouvernementaux, des défilés de mode, des festivals de ciné et de théâtre ; Nous avons des climatiseurs, nous avons des banques… Et excusez-moi pour énoncer des choses si élémentaires, mais c’est que dans le documentaire que j'ai, il n’ya avait rien de tout cela. Nous avons tout, pas autant modernisé qu’en Europe, c’est clair, mais nous l’avons. Ce documentaire ne donnait qu’une image triste de l’Afrique, une Afrique méconnaissable pour les propres africains, une Afrique pas seulement pauvre, mais finie et écrasée sous le poids des maladies virulentes et de la pauvreté.

Et cela me rempli de rage.


J’ai pensé que peut-être qu’ils mettaient ces images pour inciter les Ong’s ou pour sensibiliser les gens à faire des aides humanitaires, mais cela n’apaisa pas ma rage. J’ai pensé que peut-être tout cela était réellement chez nous au pays, même si moi je ne l'avais jamais vu, mais cela n’apaisa pas ma rage. J’ai pensé, j’ai réfléchi, j’ai médité, j’ai cogité, j’ai considéré, j’ai raisonné mais cela n’apaisa pas ma rage. Un sentiment sourd de fureur, qui monta en moi du plus profond de mes entrailles, comme quand on te ment et tu le sais, comme quand tu ne peux rien faire pour répondre à une insulte humiliante.

Mon pays n’est pas comme ils veulent le faire voir. Quel besoin ont-ils de réduire tout un pays à cette image ? Tout un continent minimisé à cela. Il doit avoir d’autres manières de sensibiliser les gens. Mais pour plus de raisons que je cherchais pour justifier ce documentaire, plus je m’enrageais. Et je me suis rappelée de CAD PRODUCTIONS et leur documentaire sur l’immigration, quand Philippe m’a dit qu’eux, ils voulaient sensibiliser les gens sur l’immigration, mais pas avec les mêmes reportages que toujours, qui montrent des noirs en pirogue, les lèvres sèches ou travaillant dans des champs de culture agricole. Mais plutôt une image différente « parce qu’il y a des immigrants qui viennent en Europe, qui travaillent, qui payent leurs impôts, et ont une vie comme n’importe qui d’autre ici »
Pourquoi tout le monde ne fait pas comme ceux de CAD PRODUCTIONS ? Un reportage différent sur les pays africains avec notre réalité de chaque jour. Pour que n’importe qui, qui veuille aller en Afrique ne s’attende pas à voir rien que des mouches, pour que les gens arrêtent de penser que les africains sont des « morts de faim », que nous venons tous d’une tribu de la forêt de Botswana et que nous vivons tous avec des cache-sexe et dans des cabanes. En Afrique, il n’y a pas que la pauvreté. Il y a aussi des richesses. C’est triste que de nos jours l’Afrique est directement lié à la mort, aux maladies, à la pauvreté, à la décadence, à la guerre…

En Afrique, il y a des gens pauvres, il y a des maladies, il y a des gens qui n’ont rien et qui vivent dans le besoin le plus absolu. En Afrique il y a des pays qui sont en guerre et d’autres qui sont soumis dans une dépression sans fin. C’est vrai. C’est une vérité irréfutable. Mais il y a aussi d’autres choses. Chez nous, il y a pleins de gens qui dorment dans des lits, avec des matelas. Des gens qui se lèvent chaque matin avec leur réveil radiophonique, qui se douchent avec de l’eau potable, et qui prennent leur voiture, leur moto pour aller travailler. En Afrique il y a des gens qui ont une vie normale, une maison avec jardin et même une seconde résidence pour les pique-niques du dimanche, avec la famille. Des gens qui ont des animaux de compagnie comme dans n’importe quel autre pays. Des gens comme mon voisin, ma voisine, mes professeurs, mes amis, ceux de ce quartier, ceux de là-bas, celui-ci, celui-là… Des gens normaux, propres et heureux, qui se lavent chaque jour et qui mangent chaque jour. Ce qui n’est pas normal c’est qu’en plein XXI siècle, il y ait encore des gens qui se demandent si en Afrique il y a des universités, s’il y a des écoles, si nous avons des télévisions, s’il y a de l’électricité, si nous avons internet….

Et je me suis rappelé que parfois dans ma ville, avec mes amis, nous voyions passer des blancs mal vêtus avec des tee-shirts percés et délavés. Beaucoup de touristes vont en Afrique avec des habits à jeter dans l’espoir de le laisser aux autochtones. Cela n’a rien d’étonnant parce qu’après avoir vu des documentaires comme celui que moi j’ai vu, ils doivent penser que pour nous, n’importe quelle chemise, même usagée est un cadeau du ciel. Je n’imagine pas ma copine Nadia, combinant des tops délavés de « yovos » avec ses hauts talons. Mais il faut dire que nous, nous acceptons ces cadeaux, parce que dans tous les cas, comme serpillière, n’importe quelle chose est valable.

Les télévisions européennes transmettent une information unidirectionnelle du continent noir. Ils expliquent comment nous mourrons jour après jour, et comme nous ronge la pauvreté. Comme a dit Chimamanda Ngozi Adichie, écrivain nigériane et lauréate du prestigieux prix britannique Orange Prize for Fiction « …Trop de gens expliquent comme l’Afrique meurt et trop peu disent comment l’Afrique vit… »

L’Afrique que moi j’ai vécu n’est pas l’Afrique que j’ai vu dans ce documentaire. L’Afrique que moi je connais n’est pas l’Afrique des enfants sous-alimentés, ni celle des mouches, des poubelles et des cache-sexe. L’Afrique que moi j’ai vécu est une Afrique bouillante, avec ses denses circulations, ses familles, ses messes de dimanche, ses sorties à la plage, ses musiques…
Quand arrêterons-nous de visualiser une Afrique stéréotypée pour voir une Afrique réelle ?

J’ai été dégoutée par ce reportage et je me suis sentie bernée. Je sais que tout a une raison d’être, mais ça, ce n’était pas mon pays. Mais bon, si c’est l’image qu’ils veulent avoir de l’Afrique, tant pis pour eux. Moi je sais l’Afrique que j’ai dans mes souvenirs et celle que je porte en moi, au plus profond de mon cœur.

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martes, 4 de enero de 2011

ÁFRICA ROBADA Y APALEADA.


Dice el primer artículo de La declaración universal de los Derechos Humanos que: “Todos los seres humanos nacen libres e iguales en dignidad y derechos y, dotados como están de razón y conciencia, deben comportarse fraternalmente los unos con los otros.”

La Declaración Universal de los Derechos Humanos se redactó basándose en la dignidad inherente de las personas, considerándolas iguales en derecho, para la libertad, la justicia y la paz en el mundo. Esos derechos tienen como base fundamental la libertad de expresión, el respecto y la igualdad, sin distinción de sexo, de raza, de religión, de opinión política, de lengua …
Pero hoy en día, por intereses múltiples, muchos pasan por encima de los derechos humanos , empujados por la codicia, el capitalismo y los beneficios extraordinarios. Cada uno mira su rédito y ya nadie recuerda los principios, la esencia y el espíritu que se perseguían en aquel 10 de Diciembre de 1948.

África rebosa de materias primas. África rebosa de minerales. Oro, diamantes, petróleo, cobre, coltan, uranio, hierro, plomo, zinc, cromo, platino, vanadio, cobalto, magnesio, titanio, carbón… No digo más. Como buena africana, sé que él que tiene mucho, tampoco tiene que decir todo lo que tiene...
África rica de suelo por abajo. ¿Pero cómo se entiende que a pesar de esta copiosidad de riquezas minerales África siga pobre?

Pues todos estos minerales, explicado de manera simple, les resulta necesarios a los países ricos, para el desarrollo de su economía, siendo imprescindibles en sectores claves. Y gran parte de la riqueza minera africana es explotada por grandes multinacionales originarias, la mayoría, de los países del norte.

Explotar es sinónimo de estafar, engañar, defraudar, aprovechar, utilizar, comercializar, reventar…  Y créanme, en todo esto no hay nada de laudatorio. Ellos se lucran de nuestras materias primas y se enriquecen cada día más con nuestro petróleo, con nuestro uranio…
Nosotros tenemos materias primas y somos pobres. Nosotros tenemos riquezas mineras y somos pobres. Nosotros tenemos oro y somos pobres. Esto, ¿quién lo entiende?
Pero lo que más me sorprende es que las multinacionales nos saquean nuestros bienes y después nosotros tenemos todas las dificultades del mundo para obtener un visado para entrar en sus países. Exactamente como lo ha dicho Víctor Nzuzi Mbembe: “Los africanos no tenemos papeles en Europa, pero nuestros minerales sí son bienvenidos”.

La sobreexplotación de minerales está relacionada con varios conflictos sangrientos que aún tienen lugar en África. Muchas voces han hablado, mucha gente sigue luchando para acabar con tantos conflictos derivados, como el Coltan y la guerra en el Congo que se ha cebado más vida que los genocidios y las guerras de Rwanda y de Darfur juntos. Y nada. Los enfrentamientos siguen en África.

Mucha gente, europeos, africanos, americanos luchan con Ong’s, con asociaciones sin ánimo de lucro para que haya un comercio más justo pero las cosas, en su mayoría, siguen igual. Se han escrito leyes, códigos, estatutos, normas, edictos… pero siguen extrayendo minerales. Parece que nada se pueda hacer contra la desigualdad entre países ricos y países pobres. África sigue pobre de suelo hacía arriba. Y también parece imposible que dejen de explotar nuestras riquezas.
Pues si no quieren irse, por lo menos que hagan un intercambio justo. Ya ni pido que nos paguen o que como siempre, hagan ver que nos perdonan nuestras deudas nacionales... Sólo pido que hagan intercambio social. Si a nosotros nos cogen minerales, pues que nos dejen vivir en sus países en las mejores condiciones posibles.

¿Por qué nos piden tanto papeleo para residir? ¿Por qué tantas restricciones a la hora de trabajar en su país? Si ellos han instaurado el libre mercado, con una libre circulación de capital y sin barreras de entrada ni de salida de dinero en un mercado con equilibrio casi perfecto, ¿por qué hay barrera a la libre inmigración? El dinero y las riquezas pueden circular, ¿pero los humanos no?
Se les llena la boca de "Globalización", de "Democracia" pero sólo buscan sus propios intereses. ¿Dónde está la globalización, cuando existen países que no quieren tener a inmigrantes de países subdesarrollados, cuando se enriquecen a su costa?. Y encima, parece que nos están haciendo un favor con sus leyes de inmigración. Nos roban y tenemos que vivir agradeciendo el haber podido tener una pequeña oportunidad en su país.

Encima de que nos roban, nos apalean. ¿Qué mundo es este? ¡Que venga Júpiter y lo vea.!


Si nos roban nuestros minerales, por lo menos que hagan un intercambio social. En lugar de fingir que las cosas sólo están mal por culpa de los nefastos dirigentes africanos, que hagan intercambio y sensibilización social.

Que se vuelvan a escribir estos derechos, esas leyes de inmigración, y que si un país vive a costa de riquezas primas de otro país, pues que los habitantes del país explotado tengan libre entrada y una residencia cómoda, acceso a un trabajo digno de sus facultades y a todos los servicios sociales y públicos del país explotador.

Que no pongan tantas barreras de entrada a los habitantes del país explotado. Que no nos pidan tanto papeleo para la residencia, para los visados y que no tengan la desfachatez de hacer políticas racistas de extranjería.

Que les muestren a sus habitantes, pruebas visuales de en qué condición trabajan los mineros de los países pobres, extrayendo sin descanso, para los países ricos, en condiciones que violan abiertamente los artículos 3, 4 y parte del 5 y algún que otro más de los derechos humanos. Así, cuando alguien tenga un móvil, que sepa que a lo mejor se lo tiene que agradecer a algún pariente de aquellos subsaharianos que vienen en pateras.

Que haya información, que la gente sepa de donde viene cada uno de estos minerales. Qué país explota a qué país. Quien vive de quien y en qué se emplea cada mineral. Así la gente no nos miraría como si viniéramos aquí a robarles su trabajo o sus servicios y más… Así a lo mejor se dejará de asociar la inmigración a la delincuencia, que ya queda patente a los ojos de la humanidad quien roba a quien.

Ya sé que más de uno dirá que la culpa es de los corruptos dirigentes africanos, que también a ellos hay que darles de comer a parte. Pero donde está la honestidad, la fraternidad y la integridad de los capitalistas europeos o americanos entre otros, cuando saben muy bien que están pagando una cosa muy por debajo de su valor. Esto en mi país, se llama robar. Y capitalizando, nos compran los productos a bajo precio y nos lo revenden a precios exorbitantes.
¿Dónde están aquellos que se dicen dirigentes del mundo, los que regulan los mercados y los precios internacionales? ¿Dónde están cuando a África se la está timando? ¿Dónde están los que escriben las leyes? ¿Dónde están los protectores del medioambiente cuando África se está degradando por culpa del exceso de extracciones? ¿Cuándo se pondrá fin al saqueo de nuestros recursos minerales? ¿Cuándo los gobiernos africanos harán leyes de protección de nuestro medioambiente? ¿Cuándo se acabarán los conflictos sociales y la pobreza del continente originados en parte por la sobreexplotación de recursos?

¿Dices que nosotros colapsamos los servicios e las ayudas sociales? ¿Dices que venimos a cometer delitos?

¡Mírame bien!

Tus móviles, tu Ipod, tus videoconsolas e incluso este ordenador en el que lees este post funcionan gracias al Coltan, mineral de mi tierra. El oro que tienes es buscado por hombres y niños de mi tierra, que trabajan en condiciones peligrosas, rebosándose en el fango en canteras abruptas. Tu café está recolectado por gente de mi tierra, gente explotada. ¿Y después, nosotros somos los que infringimos leyes de extrajería? Nosotros no infringimos ni leyes naturales, ni leyes de fraternidad, ni leyes humanas.

Si no nos quieren a nosotros, pues que no quieran a nuestros minerales.

¿Cuándo acabará todo esto? Porque lo que no tiene sentido es que las canciones de cantaban los esclavos en sus noche de melancolía sigan teniendo sentido en pleno siglo XXI.

“Let my people go...Un grand navire est arrivé. Let my people go…Les soldats blancs ont débarqué. Let my people go. Ils ont pillé, ils ont brûlé. Let my people go…Descends Seigneur, reviens sur cette terre. De la peur seigneur, delivre mes frères... Déjà trois siecles ont passé... Let my people go... Quand viendras-tu nous délivrer... Let my people go... Les noirs sont las de pardonner…Lets My people go…”*

¿Cuándo nos dejarán en paz? ¿Cuándo nos valorarán?

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* "Let my people go…Un gran barco llegó... Let my people go… Los soldados blancos desembarcaron… Let my people go…Saquearon y quemaron... Let my people go…Ven, señor. Vuelve a esta tierra. Del miedo Señor, libera a mis hermanos… Ya han pasado tres siglos… Let my people go…Cuando vendrás a liberar-nos Let my people go… Los negros están hartos de perdonar…. Let my people go…"